Qui dit « condo Montréal », dit « marché d’acheteurs »

Qui dit « condo Montréal », dit « marché d’acheteurs »

Métropole branchée, regorgeant d’opportunités d’emploi et de possibilités d’investissement, Montréal est également un lieu rassembleur qui foisonne de spectacles, de festivités et d’activités pour tous. Nombreux sont les travailleurs, couples et familles à vouloir s’y installer : l’achat d’un condominium neuf s’avère une solution alléchante étant donné le large éventail de prix sur le marché. Prix qui ne correspondent pas nécessairement à la demande réelle.

Terrains et condos à Montréal

L’embarras du choix

L’Île de Montréal est actuellement un immense chantier de construction. Levez les yeux au ciel et vous verrez se dresser les immenses grues qui contribuent à l’élévation de tours à condos. Il y en a partout. Tellement, que ce marché compte présentement plus de vendeurs que d’acheteurs, soit plus d’offre que de demande, tel que publié dans un article récent du quotidien Le Devoir. De nos jours, même le plus petit des terrains peut être métamorphosé en un immeuble qui s’élèvera sur des étages et des étages d’unités au design moderne, avec douche en verre et comptoirs de granite. Les acheteurs ont d’ailleurs le dernier mot : l’époque où il fallait payer cher pour avoir LE condominium de rêve est révolue. Aujourd’hui, c’est possible de respecter son budget et d’avoir ce que l’on veut. Tout beau, tout neuf. Et même plus. Depuis qu’une certaine saturation s’est installée sur le marché de la copropriété, les promoteurs ne savent plus quoi faire pour attirer la clientèle et s’évertuent à offrir des promotions tels que des électroménagers neufs à qui veut bien faire l’acquisition d’une de leurs unités.

Surconstruction de condominiums de luxe

Ceux qui ont des goûts plus sophistiqués et, bien entendu, un portefeuille plus étoffé, peuvent faire l’acquisition d’une unité de luxe. Matériaux nobles, superbe cuisine spacieuse avec comptoirs de marbre, fenêtres immenses. Ces condominiums demeurent les plus construits sur le marché à Montréal, même s’ils ne correspondent pas du tout à la demande québécoise moyenne. En effet, les québécois peuvent se permettre de payer moins de 200 000 dollars pour leur nouvelle habitation alors qu’une unité de luxe se chiffre à 500 000 dollars et plus. En somme, les acheteurs de résidences en copropriété sont rois dans un marché qui n’est pas nécessairement adapté à leurs besoins et à leur budget réels. Si un ménage à faible ou moyen revenu n’est pas en mesure d’honorer les mensualités hypothécaires d’un de ces condos de luxe, qui en fera donc l’acquisition ? D’ailleurs, selon le recensement de Statistique Canada de 2011, il y a de moins en moins de familles qui élisent domicile à Montréal.

Tout compte fait, si rien ne change, l’avenir immobilier de Montréal sera entre les mains d’acheteurs retraités et aisés, d’investisseurs étrangers et cadres supérieurs. Il faut à tout prix que les acteurs du développement immobilier descendent de leur petit nuage et proposent des solutions pérennes qui sont propres à la réalité des acheteurs d’aujourd’hui.


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  1. Les Clés du Midi

    Le marché des condos à Montréal est dans la même situation qu’en France.
    En effet comme vous pouvez le voir sur cette article http://www.lesclesdumidi.com/actualite/actualite-article-16869613.html les français continuent à surévaluer leur bien immobilier de telle sorte que cela n’a rien à voir par rapport à la réalité du marché et absolument hors de portée des moyens financiers des acheteurs.
    De la même manière également, seuls les riches investisseurs arrivent à tirer leur épingle du jeu sur le marché du luxe.

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