Analyser et objectiver une annonce immobilière

Afin de savoir si on a affaire à une offre immobilière intéressante et de ne pas tomber dans le panneau d’une annonce trop belle pour s’offrir sans arnaque ou sans déconvenue, voici venue une méthodologie de décryptage et d’objectivation permettant d’éviter de prendre un logement pour autre chose que ce qu’il est.

Le savant calcul d’une addition locative

Un prix de loyer mensuel a beau s’afficher de façon attractive, cela ne veut pas forcément dire qu’il est clairement et exhaustivement explicité. D’où l’importance de prendre le temps de vérifier qu’une addition est bien complète en passant en revue l’ensemble des éléments qui la composent et qui seront en définitive à régler par le locataire de façon mensualisée.

Au menu des dépenses associées à la mise à disposition du logement, on doit ainsi comptabiliser non seulement le loyer, mais aussi le chauffage (basé sur une consommation individuelle ou collective), l’éclairage, l’entretien, la fourniture en eau, la consommation d’énergie, ainsi que divers services et prestations complémentairement facturées, à l’exemple de la prise en charge des ordures ménagères, option coûteuse qu’on a tendance à ne pas anticiper.

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Le décryptage des abréviations

Selon qu’un loyer est stipulé HC ou CC (hors charges ou charges comprises), il annonce une facture d’électricité, de fioul ou de gaz plus ou moins arrosée, qu’il faut prévenir budgétairement afin de ne pas la subir. Côté emplacement du logement, gare au RDC (à savoir au rez-de-chaussée) : s’il peut être lumineux et agréable quand il est annoncé « sur élevé », il se standardise souvent dans son mode avec vue sur rue, insécurité constante, et volets fermés.

Rayon équipement, gare à la SDE qui se figure être une salle d’eau (avec douche), et non pas une SDB (salle de bain), avec baignoire. Et qu’il s’agisse de l’une ou de l’autre, rien n’indique dans ces abréviations que les toilettes n’y soient pas intégrés, alors si c’est un critère rédhibitoire, mieux vaut s’informer avant de visiter.

Les mensonges par omission et les défauts maquillés

Pas de quartier sur la description de l’emplacement d’un logement : prudence. Avant de penser que l’appartement de ses rêves se situe à quelques minutes de ses commerces préférés, il faut chercher à savoir s’il s’agit d’une estimation à pied ou en voiture.

Côté situation dans l’immeuble, il ne faut pas être moins regardant : faut-il vraiment se réjouir d’une vue sur cour intérieur dans la mesure où celle-ci ne permet pas de laisser entrer la lumière, et si elle offre un vis-à-vis avec le voisin d’en face plus qu’intrusif ? Pour finir sur l’agencement intérieur, il faut toujours décrypter les formulations élogieuses et chercher à comprendre si on est dans la métaphore ou dans la réalité. Un appartement n’est sympathiquement « atypique » que s’il en reste confortablement et fonctionnellement habitable. Une mezzanine ne doit pas condamner à se cogner la tête, une mansarde doit permettre de loger un minimum de rangements, une douche ne doit pas se trouver sur le palier ou dans la cuisine, et un appartement « à ne pas louper » doit se montrer aussi avantageux qu’il le prétend en matière d’esthétique et de salubrité.

En résumé, même si une agence immobilière a l’art et la manière de valoriser son offre et de présenter ses logements, mieux vaut lire entre lignes, entre les sigles et à travers les images, et il faut absolument constater la réalité avant de s’engager.


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